Anthony Giddens (LSE, London)

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Début 2009, le sociologue Anthony Giddens (LSE) sortait un ouvrage intitulé « The Politics of Climate Change » aux éditions Polity. Comme l’indique bien le nom de la maison d’édition,  on y parle moins de questions sociologiques que de questions de politiques publiques. Il n’est toutefois pas inutile – pour nous sociologues – de chercher à en comprendre le message. Un message qui oscille, nous le verrons, entre registre descriptif et registre prescriptif…

Giddens explique qu’avec le CC, c’est un phénomène totalement inédit qui a fait son entrée dans le champ politique; un phénomène global et difficilement visible, dont nos représentants politiques n’hésitent aujourd’hui plus à souligner la gravité. Un phénomène qui a également pour particularité de produire des conséquences négatives par-delà la durée de leurs mandats respectifs. Si bien que ces hommes et femmes politiques sont souvent amenés à relayer la question au second plan, au profit d’autres politiques publiques dont bénéfices sont – pour eux – immédiats.

La grande constatation du sociologue britannique, dans cet ouvrage, c’est que la politique telle que nous la connaissons aujourd’hui n’est pas un outil adapté pour la résolution du problème du changement climatique (« Politics as usual won′t allow us to deal with the problems we face« ). C’est là que Giddens entre clairement dans ses habits de policy maker, en montrant les solutions à privilégier et la façon dont les Etats pourraient (et devraient) parvenir à coordonner leurs politiques de sécurité énergétiques et de protection de l’environnement.