Merci pour vos réactions : le projet évolue.

Il s’agirait d’un projet mêlant les apports de la photographie, du journalisme et de l’anthropologie urbaine. La coopérative offrira presqu’exclusivement des images et des sons sur Bruxelles ; avec un accent placé sur le contraste entre les lieux de sociabilité et les espaces de circulation. Le pari, c’est de pouvoir ainsi faire émerger davantage de sens l’environnement urbain.

Ensuite au sein de ces espaces publics, l’accent sera mis sur les liens statutaires, ou si l’on préfère, sur les différences de statut social. Pas de misérabilisme, ni de diabolisation : simplement, un compte rendu sincère des rapports sociaux tels qu’on les voit, tels qu’on les ressent, dans cette ville de Bruxelles.

L’avantage de cette approche, c’est qu’elle offre de cette ville, si complexe, un visage immédiat, parfois plus sincère que celui qui pourrait être produit au moyen du langage (journalistique, académique etc.). Les textes doivent enfin donc être excessivement courts, et ne jouer qu’un rôle secondaire. Il s’agit de valoriser l’image (et le son) par texte (et non le texte par l’image et le son).

Des projets de ce types sont bien sûr développés par de très nombreuses personnes – à l’UCL (sous la direction de Mathieu Berger) – mais aussi hors des sentiers battus, sur une multitude de blogs et de sites. On peut notamment mentionner l’organisation Bruxelles nous appartient-Brussel behoort toe : une organisation dédiée à la mémoire sonore de Bruxelles et qui procède depuis 1999 à l’enregistrement de récits et de témoignages exploités à des fins créatives, éducatives etc.

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