Il y avait une deuxième remarque que j’aurais souhaité faire dans le débat d’hier soir, mais le nombre de questions était malheureusement très limité. Les médias (et les institutions en général) ne sont pas devenues impuissantes. Elles l’ont toujours été : le pouvoir (comme potentia) ne réside et n’a jamais résidé que dans des relations humaines. C’est en tout cas l’idée qui se trouve au coeur de la sociologue des réseaux. Il faut en tirer maintenant – et sans peur, sans anxiété – tous les enseignements. Il est devenu, je crois, inutile de procéder à des reports de responsabilité (sur telle ou telle « instance de pouvoir » éloignée). Moi, en tant que doctorant et jeune sociologue je me sens à vrai dire honteux de ne pas avoir tiré plus tôt, tous les enseignements de cette sociologie (bon, je ne peux pas revenir sur le passé) : les institutions sont des tigres de papier remplies de personnes de qualité, qui ont simplement des choses raconter. Et, les journalistes ont le désir et le pouvoir (potentia) de prendre aujourd’hui, ensemble, le contrôle de leurs moyens de diffusion (cf. SPIIL).

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