Je reviens du Festival des Libertés, où j’ai assisté au débat « crise et émocratie« .

Il aurait, selon moi, dû être orienté vers des projets positifs (plutôt que de s’arrêter à des constats pessimistes et anxiogènes). On a évoqué le fait les médias de masse participent d’une logique destructrice… et que l’idéal serait pour eux – « on peut toujours rêver » –  de se dissocier des logiques de marché.

Et ben, oui, justement, moi j’ai envie de rêver… Il est utile et il est nécessaire de développer davantage de sites de journalisme communautaire  : des journaux comme XXI, 6 mois et Uzbek & Rica n’ont-ils pas été des fantasmes de doux rêveurs, avant de se transformer en véritables « médias de qualité » ?

Oui, de nombreux journalistes se montrent aujourd’hui capables d’accoucher de projet positifs, leur permettant de redevenir maîtres de leur outil  : des anciens journaliste du Monde ont par exemple donné naissance (à partir d’un rêve, encore une fois) à un média participatif qui, ces deux dernières années, a profondément éclairé le fonctionnement de la politique française (Mediapart).

Il faut parler maintenant de la façon dont le journalisme est en train de se transformer. Pour info, le SPIIL – syndicat de la presse indépendante d’information en ligne – a lancé le 19 octobre un « manifeste pour un nouvel écosystème de la presse numérique » : il propose un projet de loi sur la liberté de l’information, défend une égalité de traitement entre journalistes « web » et « papier », propose de faire émerger des start-ups de presse, de moderniser le statut social et fiscal des journalistes, de défendre une baisse de la TVA à zéro pc pour les ventes d’information papier et numérique…

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