Bon, le temps passe et les choses n’avancent pas exactement comme je le voudrais; mais elles elle ne reculent pas, c’est toujours ça de pris. Ce midi, je parlais avec mes collègues de la CITA (FUNDP) de l’état d’avancement du projet d’étude de la couverture médiatique de COP15 (Par le Monde, Figaro, Rue89 et Agoravox). Le corpus est finalisé. Il y a déjà quelques hypothèses de recherche qui se dessinent et qu’il serait bon de tester. Voici les 4 principales…

(1) les médias participatifs offrent des points de vues plus éclatés et moins consensuels que les médias traditionnels ; (2) les médias participatifs laissent davantage de place à l’expression d’opinions personnelles que médias traditionnels ; (3) certains médias donnent plus d’importance aux pressions exercées par les mouvements sociaux et les groupes d’intérêts, d’autres mettent plutôt l’accent sur les interactions stratégiques entre Etats ; (4) certains médias soulignent les responsabilités individuelles dans l’échec des négociations, d’autres préfèrent souligner les causes structurelles qui seraient à l’origine des difficultés rencontrées…

Voici la répartition des documents publiés au cours des douze jours de conférence, en fonction des différents médias analysés : LeMonde.fr (LM), LeFigaro.fr (LF), Rue89 (RU) et Agoravox (AG). On observe une nette différence entre le Monde et le Figaro. De deux choses l’une, soit le moteur de recherche du journal de Serge Dassault (Sinequa) ne mentionne pas tous les articles qui ont effectivement publiés entre le 7 et le 12 décembre, soit la question de la production de gaz à effet de serre occupe nettement moins de place à droite qu’à gauche, au sein de l’opinion publique…

On observe également une production réduite au niveau de la presse participative. Quoi de plus normal, Rue89 et Agoravox fonctionnent avec des moyens infiniment plus limités, et n’ont pas encore conquis un lectorat aussi large que le Monde et le Figaro. Par ailleurs, il défendent des points de vues plus contrastés, moins consensuels, parfois allant jusqu’à endosser les habits de la presse d’opinion. C’est surtout vrai pour Agoravox, qui ne fonctionne pas sur le modèle du journalisme à trois mains, mais sur celui du “journalisme citoyen”… Contrairement à Rue89, c’est une plateforme que évolue un peu en marge de la presse institutionnelle, qui la juge volontiers “populiste” ou “poujadiste”… A suivre

Publicités